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« La carte est toujours subjective, elle est au mieux une réprésentation tronquée de la réalité. », Philippe Rekacewicz
2009-05-05 14:08:25 - by Antoine Berlon

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carte frontieres afrique

Philippe Rekacewicz, coordinateur de l’Atlas environnement du MONDE diplomatique nous présente son travail de cartographe-géographe. Il nous raconte comment il se retrouve au croisement de plusieurs disciplines. Et le rôle engagé du créateur de cartes géographiques.

Etyc : Bonjour Philippe Rekacewicz. Le cartographe est-il le dessinateur des réalités du monde ?

Philippe Rekacewicz : On considère à tord les cartographes comme de simples techniciens. Le statut de l’objet technique de la cartographie est ambigu. Dans le MONDE diplomatique de février 2006 je précisais cela. « La carte géographique n’est pas le territoire. Elle est tout au plus une représentation ou une ‘perception’. La carte n’offre aux yeux du public que ce que le cartographe (ou ses commanditaires) veut montrer. » Il n’existe pas de représentations officielles, admises par tous, du découpage politique du monde. La carte est toujours subjective. Et le tracé des frontières est la partie la plus délicate du métier. Doit-on mettre une frontière entre le Maroc et le Sahara occidental ? Les frontières africaines correspondent-elles à la réalité ?

Etyc : Le cartographe n’est donc pas un simple exécutant, c’est un individu engagé.

Philippe Rekacewicz : La cartographie au Monde diplomatique est différente d’avec la presse générale. Ici, nous avons voulu hisser la cartographie au rang éditorial. Elle joue un rôle d’information, avec les intentions politiques que cela peut comporter. Le cartographe contemporain utilise les bases de la cartographie et les mêle à un vrai travail de recherche, un fil directeur, pour exprimer des idées. Le public a un accès plus direct à la carte qu’au texte. Pour cela elle doit être brutale, expressive. Et refléter les intentions de son créateur.

Etyc : La cartographie est donc un art…

Philippe Rekacewicz : La carte vend du spectaculaire, du dramatique… Il y a une recherche de design graphique. Les couleurs, les mouvements des flèches, les formes font parler la carte. C’est le rouge pour les méchants, le bleu pour les gentils. La cartographie se trouve entre l’application et la recherche. On recherche de nouvelles formes de représentations visuelles en fonction de notre fil de pensée, des sentiments que l’on veut exprimer. Le cartographe doit être iconoclaste.

Etyc : Tout cette recherche explique les 13 mois de travail pour la réalisation de l’Atlas environnement. Mais ça reste court pour tout inventer. Quelles sources sont assez fiables finalement ?

Philippe Rekacewicz : « Chacun a sa vérité et ses arguments, mais il n’existe ni ‘règles’ ni ‘autorité’ délivrant des solutions faciles. » L’ONU « reste l’institution la plus légitime pour proposer des solutions équitables ».
Il y a deux types de données dans la cartographie : les données qualitatives et quantitatives.
On ne peut pas tout vérifier sur le terrain. Il faut donc sélectionner des sources de confiance.

Nous utilisons plusieurs types de sources :

* Les institutions internationales, nationales et ONG qui font des tableaux de données. Ce sont des informations de 1ère main ½. Eux sont sur le terrain.
* Les réseaux d’informateurs : chercheurs au CNRS, enseignants… qui nous donnent des données qualitatives.
* Nos propres informateurs sur le terrain qui nous proposent de l’inédit, résultat d’investigations.

Dans un atlas comme celui-ci il y a 50% d’utilisation du patrimoine, retravaillé. Il y a aussi 50% de création. Une création qui peut être parfois le résultat d’une réflexion sur du long terme. Il m’arrive de reprendre des séries d’esquisses inutilisées.

Le plus attrayant reste tout de même d’aller sur le terrain.

Propos recueillis par Jennifer Szwarc

* Pour en savoir plus : Lire l’article de Philippe Rekacewicz « La cartographie, entre science, art et manipulation », paru dans Le MONDE diplomatique de février 2006.
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/manipulation

World Map
2009-05-05 10:58:43 - by Antoine Berlon

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World-Map-Africa

I made this map in college in response to an assignment, and it marks the beginning of my work with maps. Using a blade, I took apart a paper map, moving pieces over to a large piece of paper which I watercolored the same blue as the ocean in the original map. Gradually, the world was reconfigured. I often reconstructed words using presstype in places where the names of countries had gotten truncated. There were switches based on historical or geopological factors (Western Europe inserted into West Africa) ; others were based on formal correspondences or quirks of the map itself. Australia and Alaska had the same green border color, for example, and fit perfectly together due to the distortion of scale that occurs towards the poles.

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World-Map
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World-Map-Scandinavia

http://www.ninakatchadourian.com/maps/worldmap.php

Moss Maps
2009-05-05 10:42:32 - by Antoine Berlon

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Moss-Maps-England

There is a type of lichen which is very common in the Finnish archipelago and my family’s summer house sits on a large granite hill covered with it. I have always seen certain shapes as islands or continents, and decided to affix rub-on letters directly to the lichens to identify them as the places I recognized. When I had finished, the whole hill had become a kind of scrambled atlas.

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Moss-Maps-Australia

http://www.ninakatchadourian.com/maps/worldmap.php

Cartes et arts
2009-05-05 10:27:20 - by Antoine Berlon

La cartographie est utilisée par de nombreux artistes pour créer des œuvres d’art : t : cartes Google Maps, cartes en 3D, cartes virtuelles ou cartes d’inspiration académique, tout est prétexte à les déstructurer, à les décomposer, à les broyer pour créer des collages, des objets, des images d’un univers à la fois raisonné et qui semble, de toute part, partir en déliquescence. D’une certaine manière, on avale des kilomètres et du bitume, on se fait des visites de pays entiers, on survole des continents et on revient toujours au même point de départ : moi, moi et encore moi.
http://googlexxl.blogspot.com/2007/10/art-et-cartographie.html

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Joao-Machado

A propos de cartographie subjective
2009-05-04 11:43:10 - by Antoine Berlon

Depuis quelques années, la cartographie s’est installée à Bruxelles comme un domaine particulier d’intérêts et d ’études pour certains collectifs et associations. A coté de la cartographie officielle, la cartographie dite subjective a ainsi été considérée comme un outil de prise de connaissance voire de résistance, de certains territoires.

L’expérience bruxelloise dans ce domaine a débuté en mars 2004 à l’occasion des ateliers MapRac organisés dans le grand restaurant de la cité Administrative. A travers un travail collectif sous forme d’ateliers, il s’agissait alors suivant les termes des organisateurs "d’aboutir à un document graphique permettant à la fois de synthétiser la situation de la cité Administrative actuellement et de proposer une série de pistes d’utilisation à courts et à longs termes".

A coté des dimensions spécifiquement spatiales, géographiques et urbanistiques, la cartographie subjective peut aussi revêtir une dimension fortement politique. C’est à celle-ci que nous convie l’écrivain Philippe Vasset dans son dernier livre " Un livre blanc-récit avec carte". Intrigué par la cinquantaine de zones blanches figurant sur la carte IGN qui couvre l’Ile de France, l’écrivain est parti tel un explorateur voir se qui se cachait derrière ces zones non-décrites par la cartographie officielle. Au-delà du décor post-industriel et des chemins cachés qui y mènent, le lecteur est amené à suivre le narrateur dans le côtoiement avec une réalité qui se cache ou qui volontairement est cachée. Derrière les barrières, l’auteur découvre une réalité en marge de la ville et par extension en marge de la société : bidonvilles, friches, terrains vagues accueillent des populations invisibles et nomades qui peuplent ces lieux improbables. Au fur et à mesure de ces explorations hebdomadaires, l’écrivain décrit des zones mouvantes qui sont provisoirement laissées à l’écart des projets officiels d’aménagement et sont appropriées par des populations reléguées par l’économie de la globalisation.
L’écriture du livre est dépouillée et épouse au plus près les environnements qui sont décrits. Le livre constitue ainsi une intéressante réflexion sur la question de la représentation ou plutôt sur l’impossibilité de représenter certaines réalités complexes du territoire. Il est également une réflexion critique sur la réalité de l’économie de la globalisation qui produit une géographie de territoires homogènes, proche et lointaine à la fois : " les mégalopoles s’indifférencient sur leurs marges, et leurs zones blanches sont les avant-postes de cette transformation, les points par où Paris, Lagos et Rio, communiquent comme les bassins d’une écluse. Un double mouvement rapproche les grands centres urbains, à l’internationale grossièrement mise en scène des sièges sociaux et des salons VIP répond celle des terrains vagues et des bidonvilles, zones poreuses reliées entre elles par un réseaux de correspondance fines comme des vaisseaux capillaires et qui peuvent permettre de voyager sans bouger".
Benoît Moritz
"Un livre Blanc", Philippe Vasset, Editions Fayard, 136 pages
Publié par "Bruxelles en Mouvements" numéro 205, 30 mai 2008

Walking papers
2009-03-30 21:35:57 - by Nicolas Malevé

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«It’d be interesting for generated printouts of OSM data to encode enough source information to reconnect the scanned, scribbled-on result back with its point of origin, and use it as an online base map just like GPS traces and Yahoo aerial imagery.»

Read more of this beautiful idea

4816
2009-03-09 23:46:01 - by Nicolas Malevé

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4816


« 4816 is about finding the minute points on the GPS grid in the urban area of Vienna.
The point N 48° 11,000´ E 16° 19,000´ is an example of these 185 intersections
of latitudinal and longitudinal minutes within Vienna. The intercept points are about
1.9 km apart on the north-south axis and about 1.25 km apart on the east-west axis.
The goal with 4816 is to find those intercepts with the support of the GPS tool and
document them photographically. At each intercept point a photo is taken in each
compass direction.

By traversing the GPS intercept points you take a journey through Vienna. The goal is
known. But what will be the nature of its environment? Will it be approachable? What
will be the special thing about it? It will be a interesting process to observe how
long it will take untill all 4816-points are found. A significant number of points
will be in buildings. A few will be in the middle of the Danube. These are two of the
difficulties we have encountered. It remains to be seen which ones await us.»

Topology for the rest of us!
2009-02-28 11:11:21 - by Nicolas Malevé

On Jill Britton’s website, a wonderful introduction to topology.

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«A simple trick illustrates topology: taking off a vest without taking off a coat, since (topological) the vest is outside the coat — in the sense that a paper lying on the bottom of a wastebasket is really outside the basket, not in it, since being in would require removal of a boundary. One puts an arm through one vesthole; pulls the coat through this vesthole until it is hanging on the other arm; then pulls the through that other vesthole, where it is obviously "outside".»

Read more

What’s in a postcode?
2009-02-18 10:15:51 - by Nicolas Malevé

From Wikipedia:

«ACORN (acronym for A Classification Of Residential Neighbourhoods) is a geodemographic information system categorising all United Kingdom postcodes into various types based upon census data and other information such as lifestyle surveys. It was developed by Richard Webber of CACI Limited, who also developed the competing MOSAIC system, and is sold to businesses, health and local authorities typically for marketing and planning purposes.»

A collage that glues together the top (Wealthy Achievers) and bottom (Hard Pressed) categories of the ACORN classification.

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A concept, a sign system and an order of knowledge established at the centres of power
2009-02-05 10:41:44 - by Nicolas Malevé

«When I speak of geography I do not mean the materials we all studied at
school about land masses and cloud formations and climactic zones and
flora and fauna. Nor am I speaking about demographics and national
formations and geo-political resources. Instead I am contemplating the
possibility of rethinking the relations between subjects and places way
from the organising principles of the law; the law of the state that
controls privileged inclusions and desperate exclusions, or the cultural
law of naturalised and essentialised heritages that assume that a place
called France for example , is inhabited by French people who share a
language, a historical culture, a shared set of assumptions and attitudes.
What if a large part of the population is Francophone by coercion, if its
lives out its life in France, in French but also in resistance and in
resentment, if its complex allegiances are elsewhere and its presence in
France is a legacy of colonial histories and of contemporary economic
imperatives. - Could the map of that internally split entity still be
called by the overly simple term of ’France’, still be coloured a uniform
pink or yellow of whatever colour it is the atlas, a colour that would
over-ride all of the contradictory internal differences of which it is
made up?

To speak of Geography in relation to issues of cultural difference, is to
steer clear of identity politics, to navigate away from the internal
coherence of groups with an already established identity ’in common’. In
this form of politics known as identity politics the preoccupation is to
populate existing models of knowledge with a broader range of subjects. It
is to bring difference, whether sexual or cultural, into the existing
paradigms and expand their populations. For me, a far more important
project is to try and actually think difference; different modes of
knowing rather than different subjects within known modes. Geography thus
is a way of speaking cultural difference, a way of acknowledging that all
difference is always epistemologically embedded and subject to regimes
rather than simply subjugated to dominant powers.

It is made manifest in
the world through sign systems that include cartography, border marking,
landscape stereotypes, national cultures and many others. The
intersections between ’geographies’ as articulated through sign systems
and arts practices circulating as visual culture who might just have some
chance of rewriting these systems, is the heart of the subject I am trying
to produce here.

Geography is at one and the same time a concept, a sign system and an
order of knowledge established at the centres of power. By introducing
questions of critical epistemology, subjectivity and spectatorship into
the arena of geography we shift the interrogation from the centres of
power and knowledge and naming to the margins, to the site at which new
and multi dimensional knowledge and identities are constantly in the
process of being formed.»

Quote from Engendering Terror by Irit Rogoff.

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